Université Hamed Baba de Sotuba : les étudiants reçoivent la traditionnelle conférence-débat sur l’importance des manuscrits anciens de Tombouctou

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Pour la réconciliation et la paix au Mali, l’ONG Savama-DCI multiplie comme d’habitude ses conférences-débats dans les universités et grandes écoles de Bamako, Kayes, Ségou et Tombouctou. Ce samedi 04 février 2023, ce sont les étudiants de l’université privée Hamed Baba de Sotuba qui ont reçu des bons conseils de deux éminents conférenciers dans le but de promouvoir et de valoriser ces manuscrits.

Cette conférence-débat de l’ONG Savama-DCI intervient dans sa deuxième phase du projet “ Inspiration des manuscrits anciens pour la réconciliation et la paix au Mali ”. Un projet, avec le concours financier de l’Ambassade du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord à Bamako, qui vise à faire du plaidoyer et du lobbying pour une appropriation des enseignements des manuscrits anciens dans le processus de réconciliation, de paix et de gouvernance au Mali. Présidée par le Recteur de l’Université privée Hamed Baba, Souleymane Diallo, ladite conférence a été animée par Dr Abdoul Karim Hamadou, Maître Assistant/DER ARABE/FLSL et M. Sane Chirfi Alpha, Ecrivain-chercheur.

Parlant du thème thème sur “ Principes de la justice pour les gouvernants et les hautes personnalités : quelles leçons à tirer dans le contexte malien ?, Dr Abdoul Karim Hamadou a fait savoir aux étudiants les 10 principes de la bonne gouvernance pour les hautes autorités et les hauts fonctionnaires ( l’ouvrage d’Ousmane Dan Fodio ). Parmi ces principes, il est à noter qu’ un bon dirigeant doit : avoir un sens de responsabilité/mesurer la lourdeur de la responsabilité publique; lutter contre l’injustice /Protéger les droits des citoyens; être humble /Eviter les comportements impulsifs/ Maitriser sa colère /être tolérant; être accessible attentif aux doléances et plaintes du peuple ; faire preuve de indulgence et de tolérance /éviter la violence…

Quant à Sane Chirfi Alpha, il a donné d’amples explications sur la thématique “ Culture de la paix et esprit de tolérance en islam : vers la construction d’une paix durable ” ( un ouvrage collectif d’une enquête sociale et sociologique à Tombouctou et une exploration à travers les manuscrits anciens en arabe et en ajami ).
Le conférencier a d’abord estimé que la paix est un état d’esprit, une disposition qui favorise un certain nombre d’activités et son absence dit- on est la négation de tout développement. Avant de préciser que la culture de la paix est donc un ensemble de dispositions et de prédispositions, de conventions qui sont quelquefois favorisées par la nature. Elle concerne l’éducation, la cohabitation, le mode de construction, le comportement vestimentaire, les styles de fréquentations, la structuration, les habitudes, les activités, bref tout ce qui fait l’individu et la société. La culture de la paix est à la fois prévision, réparation et équilibre. Il sagit d’installer chez l’individu comme naturel un élan, un besoin, une construction de paix.
Quant à la tolérance, elle est une composante essentielle de la paix, un terrain propice sur lequel peut pousser une paix durable, sinon perpétuelle. Elle est l’acceptation de la différence avec l’autre parce que comme le dit Hampaté Bâ « cest la diversité des couleurs qui fait la beauté du tapis », a-t-il fait savoir.

Au cours de cette conférence-débat, on pouvait constater l’intérêt des étudiants de l’université privée Hamed Baba de Sotuba à ces manuscrits, à travers leurs multiples questions et recommandations, dont l’une de leurs questions était : Que comptez faire l’ONG savama-DCI et ses partenaires afin qu’ils puissent les exploiter ? Les étudiants ont ensuite souhaité qu’il y ait des bibliothèques mises à leur disposition dans beaucoup d’universités et d’écoles pour une meilleure connaissance des manuscrits anciens de Tombouctou dans le pays. Et une suite favorable a toute suite été promise aux étudiants par les responsables présents. Ce qui est surtout l’objectif principal à court et long termes de l’ONG savama-DCI et ses partenaires dans les universités et grandes écoles pour une meilleure appropriation des enseignements de ces manuscrits dans le pays.

Nia Dialla KEITA

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