Mali : la CN-CIEPA/WASH plaide auprès des plus hautes autorités pour faire de l’eau, l’hygiène et l’assainissement un droit constitutionnel

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Ce jeudi 27 janvier 2022, le président de la Coalition Nationale de la Campagne Internationale pour l’Eau Potable et l’Assainissement (CN-CIEPA/WASH), Dounantié Dao était face à la presse pour expliquer leur note de plaidoyers en faveur d’un droit constitutionnel à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement en République du Mali. Il avait à ses côtés le coordonnateur Boureima Tabalaba et d’autres membres de ladite coalition. Cette conférence de presse intervient quelques heures après la présentation, hier mercredi, du document au ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga pour une meilleure appropriation du Gouvernement. L’objectif général du plaidoyer est de contribuer à la reconnaissance de l’eau et de l’assainissement comme droit constitutionnel au Mali.

Les responsables de la CN-CIEPA/WASH présentant le document au ministre Ibrahim Ikassa Maïga

En vue de prendre en charge les préoccupations des populations en eau, à l’hygiène et à l’assainissement, la Coalition Nationale de la Campagne Internationale pour l’Eau Potable et l’Assainissement (CN-CIEPA/WASH), avec l’appui du consortium ACF et World Vision dans le cadre du programme Right2Grow a élaboré un document de 22 pages afin que tout ce droit soit un droit constitutionnel dans les perspectives de la révision constitutionnelle au Mali.

Parmi les raisons évoquées par le président de la CN-CIEPA/WASH, on note la nécessité et l’importance de ces éléments qui font de nous l’être humain en bonne santé sur terre. Ainsi, il a d’abord rappelé qu’ en 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a reconnu explicitement le droit à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit de l’homme. Tout un chacun a le droit à un accès suffisant, continu, sûr, acceptable et abordable à de l’eau pour son usage personnel et domestique. Le secteur EAH du Mali est également et actuellement régi par des politiques et cadres stratégiques qui ont été traduits en plans d’actions spécifiques assortis de dates et horizons de mise en œuvre. En effet, le secteur de l’eau, l’assainissement et d’hygiène au Mali est guidé par la Politique nationale de l’eau (2006) ; le code national de l’eau 2002 ; le plan stratégique du secteur de l’eau (2000-2015), la Politique nationale d’assainissement (2009).
Le Mali s’est aussi engagé à « l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement » d’ici 2030, conformément à la vision Africaine de l’eau et aux objectifs de développement durable (ODD) de septembre 2015. Cet engagement s’inscrit en droite ligne avec la charte africaine de l’eau et les différentes conventions signées et ratifiées par le Mali, notamment ceux du DEHA.
« Par ailleurs, il est important pour assurer le développement durable du pays à travers l’accès aux services sociaux de base dont l’Eau Potable et l’Assainissement, il y a lieu de l’inscrire dans la constitution afin que les financements nécessaires puissent facilement être mobilisés », a-t-il souhaité.
En plus, les chiffres nous informent que plus de 30% de la population malienne n’ont pas accès à l’eau potable ; 60% de la population malienne n’ont pas accès aux services d’assainissement et 8,2% pratiquent toujours la défécation à l’air libre en milieu rural et 0, 36 en milieu urbain.

Les responsables de la CN-CIEPA/WASH présentant le document au ministre Ibrahim Ikassa Maïga

Le coordinateur de la CN-CIEPA/WASH a lui aussi informé que la terre est à 70% composée d’eau tout comme l’homme est également à 70% composé d’eau. Avant d’insister que le droit d’accès à l’eau et à l’assainissement est un droit humain fondamental, un droit à la vie et un droit au développement.
Tout ce droit doit être mis dans la nouvelle constitution comme loi. C’est le souhait le plus ardent de la CN-CIEPA/WASH et de ses partenaires. Le plaidoyer est tout à fait logique pour des droits normaux, aussi compréhensibles pour le développement humain d’un pays. Nous pouvons dire que la CN-CIEPA/WASH et ses partenaires ont bien fait leur travail et que la balle reste désormais dans le camp du Gouvernement du Mali.

Nia Dialla KEITA

Source : actu-globe.com

Nia Dialla
Nia Diallahttps://actu-globe.com
Promoteur et Directeur, Nia Dialla KEITA est un enseignant journaliste, spécialiste des langues française et anglaise. Il dirige la rédaction de la presse en ligne “actu-globe.com”, un site web malien d'informations générales pour le Monde. Tel: (+223) 74 73 31 29 / 69 66 46 37

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